Halakha de la semaine
Les Dix Jours de Téchouva et Yom Kippour — Les Halakhot essentielles
Les changements dans la prière, les Kapparot, la veille de Kippour, la demande de pardon, le mikvé, la Séouda Mafséket et les principales lois du jeûne.
Eloul et Yamim Noraïm
Entre Roch Hachana et Yom Kippour s'étendent les Dix Jours de Téchouva, 'Asseret Yemei Téchouva.
Ces jours nous conduisent progressivement vers Yom Kippour. Notre prière change, notre attention à la Téchouva s'intensifie et, à l'approche du jour le plus saint de l'année, nous nous préparons aussi à réparer ce qui doit l'être envers notre prochain.
Cette année 5787, Yom Kippour commence le dimanche soir 20 septembre 2026 et se poursuit jusqu'au lundi soir 21 septembre 2026.
Les changements dans la Amida pendant les Dix Jours de Téchouva
Dès Roch Hachana et jusqu'à la fin de Yom Kippour, deux conclusions de berakhot changent dans la Amida.
Dans la troisième berakha, on conclut הַמֶּלֶךְ הַקָּדוֹשׁ — HaMelekh HaKadoch, « le Roi saint », à la place de הָאֵל הַקָּדוֹשׁ — HaEl HaKadoch.
Dans la berakha de הָשִׁיבָה שׁוֹפְטֵינוּ — Hachiva Chofeténou, on conclut הַמֶּלֶךְ הַמִּשְׁפָּט — HaMelekh HaMichpat, « le Roi du jugement », à la place de מֶלֶךְ אוֹהֵב צְדָקָה וּמִשְׁפָּט — Mélekh Ohev Tsedaka OuMichpat.
Le Choul'han Aroukh explique pourquoi ces mots ne sont pas interchangeables : « Mélekh ohev tsedaka oumichpat » signifie que Ses créatures se conduisent avec justice, tandis que « HaMelekh HaMichpat » dit qu'Il est Lui-même le Juge du monde. Ce sont deux sens différents — et c'est la raison pour laquelle l'oubli n'est pas anodin.
Si l'on s'est trompé sur הַמֶּלֶךְ הַקָּדוֹשׁ et que l'on se reprend immédiatement, dans le délai de tokh kedei dibour — le temps d'une brève salutation —, on rectifie et l'on poursuit. Passé ce délai, ou si l'on a déjà commencé la berakha suivante, ne serait-ce que par un mot, on recommence la Amida depuis le début. Il en va de même si l'on a un doute : on suppose que la bouche a dit ce qu'elle a l'habitude de dire toute l'année.
L'erreur sur HaMelekh HaMichpat : les trois cas
L'erreur sur הַמֶּלֶךְ הַמִּשְׁפָּט ne se traite pas comme la précédente : selon Maran, on ne revient pas au début de la Amida tant qu'on ne l'a pas terminée, mais à la berakha concernée.
Corrigée immédiatement. Si l'on s'en aperçoit dans le délai de tokh kedei dibour, on dit aussitôt הַמֶּלֶךְ הַמִּשְׁפָּט et l'on poursuit normalement.
Encore dans la Amida. Si l'on s'en aperçoit plus tard — même plusieurs berakhot après, jusque dans אֱלֹהַי נְצוֹר — on revient à la berakha הָשִׁיבָה שׁוֹפְטֵינוּ, on la conclut par הַמֶּלֶךְ הַמִּשְׁפָּט, et l'on reprend de là toutes les berakhot suivantes dans leur ordre. On ne repart pas directement de l'endroit où l'on était arrivé.
Amida terminée. Si l'on a fini אֱלֹהַי נְצוֹר et que l'on s'apprête à reculer des trois pas de עוֹשֶׂה שָׁלוֹם, la Amida est considérée comme achevée : on la recommence alors depuis le début. Maran pose ce principe ailleurs, en toutes lettres : celui qui a terminé sa prière est réputé avoir reculé, même s'il ne l'a pas encore fait.
Dans ce dernier cas, le Rav Ovadia Yossef recommande une précaution. Avant de recommencer, on pose une condition de tefilat nedava, de prière volontaire, en disant : « Si je suis tenu de recommencer, que cette prière soit ma prière obligatoire ; et si je ne suis pas tenu de recommencer, qu'elle soit une prière volontaire. » Ainsi, dans tous les cas, rien n'est récité en vain.
Cette décision n'est pas unanime, et il est juste de le savoir. Le Rema écrit que celui qui a conclu « Mélekh ohev tsedaka oumichpat » ne recommence pas, et tel est l'usage achkénaze ; le Ben Ich 'Haï a tranché de même. Mais nous avons reçu les décisions de Maran, et c'est ainsi qu'ont tranché les maîtres séfarades — le Pri 'Hadach et le 'Hida dans le Birkei Yossef — puis le Rav Ovadia Yossef : on revient. Chacun suivra la décision de ses Rabbanim et le minhag qu'il a reçu.
Les quatre insertions des Dix Jours
Quatre passages s'ajoutent à la Amida durant ces dix jours :
זָכְרֵנוּ לְחַיִּים — Zokhrénou Le'haïm, dans la première berakha.
מִי כָמוֹךָ אָב הָרַחֲמָן — Mi Khamokha Av HaRa'haman, dans la deuxième.
וּכְתוֹב לְחַיִּים טוֹבִים — Oukhtov Le'haïm Tovim, dans Modim.
וּבְסֵפֶר חַיִּים בְּרָכָה וְשָׁלוֹם — OuvSéfer 'Haïm Berakha VeChalom, dans la dernière berakha.
Contrairement aux deux conclusions ci-dessus, l'oubli de ces insertions ne fait pas recommencer. Le Choul'han Aroukh est explicite : celui qui n'a pas dit Zokhrénou ou Mi Khamokha ne revient pas en arrière — et le Rema précise que c'est vrai dès lors que la berakha est achevée, même si l'on n'a pas encore reculé. Il en va de même pour Oukhtov et OuvSéfer.
À retenir pendant les Dix Jours : HaMelekh HaKadoch et HaMelekh HaMichpat pour les deux conclusions, puis Zokhrénou Le'haïm, Mi Khamokha, Oukhtov Le'haïm Tovim et OuvSéfer 'Haïm pour les quatre insertions.
Dix jours particulièrement propices à la Téchouva
Ces dix jours — עֲשֶׂרֶת יְמֵי תְּשׁוּבָה, 'Asseret Yemei Téchouva — sont une période privilégiée pour revenir vers Hachem, améliorer ses actes et réparer ses relations avec son prochain.
Le Rambam l'énonce ainsi : bien que la Téchouva et la supplication soient toujours belles, elles le sont tout particulièrement durant les dix jours qui séparent Roch Hachana de Yom Kippour, et elles sont alors agréées immédiatement, comme il est dit : « Cherchez Hachem lorsqu'Il se laisse trouver. »
Il ajoute une précision qu'il ne faut pas perdre : cela vaut pour l'individu ; mais une communauté qui fait Téchouva et implore d'un cœur entier est exaucée en tout temps.
Trois mots résument le chemin de ces jours : תְּשׁוּבָה ־ תְּפִלָּה ־ צְדָקָה — Téchouva, Téfila, Tsédaka.
Les Kapparot
De nombreuses communautés ont l'usage d'accomplir les Kapparot à l'approche de Yom Kippour. Traditionnellement un coq pour un homme, une poule pour une femme ; beaucoup accomplissent aujourd'hui les Kapparot avec de l'argent destiné à la Tsédaka.
Cet usage a fait l'objet d'une véritable discussion halakhique, et il serait malhonnête de la simplifier. Maran, dans le Choul'han Aroukh, écrit qu'il y a lieu d'écarter cette coutume. Le Rema lui répond que des Gaonim l'ont rapportée, que de nombreux A'haronim l'ont écrite, que tel est l'usage et qu'il ne faut pas en changer, car c'est un minhag vatikin — un usage des anciens ; il ajoute que l'on donne les Kapparot aux pauvres, ou qu'on les rachète par de l'argent remis aux pauvres. L'usage s'est en fait largement répandu dans les communautés séfarades et marocaines, et le Rav Ovadia Yossef l'a maintenu.
Ce qui ne se discute pas, en revanche : LES KAPPAROT NE REMPLACENT JAMAIS LA TÉCHOUVA. Ni la volaille ni l'argent ne dispensent l'homme de réparer ses actes. Les recueils marocains le formulent avec force : que l'on ne pense surtout pas que c'est là son expiation, mais que l'on considère que tout ce qui est fait à cet oiseau aurait dû lui advenir, et que le Saint béni soit-Il, par miséricorde, retourne le décret en raison de la Téchouva accomplie.
Si des volailles sont utilisées, trois exigences accompagnent l'usage : le tsa'ar ba'alei 'haïm, la souffrance infligée aux animaux, qui n'est jamais permise ; une che'hita irréprochable ; et des conditions dignes. Ce n'est pas une inquiétude moderne. Au Maroc, le Gaon Rabbi Réfaël Ankawa, Rav du pays, tenta d'instaurer que l'on n'abatte qu'un coq et une poule par famille — précisément parce que les cho'hatim étaient débordés et qu'il y avait lieu de craindre pour la qualité de la che'hita, et aussi en raison de la dépense. Sa décision ne fut suivie que par des individus, mais elle dit exactement ce qu'il faut retenir : un minhag qui se retourne en souffrance animale ou en che'hita douteuse n'honore personne.
Avant Kippour : demander pardon
Yom Kippour expie les fautes entre l'homme et Hachem. Pour les fautes commises envers son prochain, il n'expie pas tant que l'on n'a pas apaisé la personne offensée.
Le Choul'han Aroukh est net : même si l'on n'a blessé que par des paroles, il faut apaiser. Si la personne ne se laisse pas apaiser la première fois, on revient une deuxième puis une troisième fois, en se faisant accompagner chaque fois de trois personnes. Après trois démarches, on n'est plus tenu — mais on dira ensuite devant dix personnes que l'on a demandé pardon. S'il s'agit de son maître, on y retourne autant de fois qu'il le faut.
Le Rema ajoute le versant de celui qui reçoit la demande : il ne doit pas se montrer cruel en refusant de pardonner, sauf s'il vise le bien de celui qui demande.
Enfin, une distinction qu'on oublie souvent : s'il existe une dette, un vol ou un préjudice financier, demander pardon ne remplace pas la restitution. Ce qui est dû reste dû.
Le mikvé la veille de Yom Kippour
Il existe un minhag important de s'immerger au mikvé à Erev Yom Kippour. Il s'agit bien d'un minhag, et non d'une obligation stricte מִן הַדִּין.
Le Choul'han Aroukh en donne les modalités : on peut s'immerger au moment que l'on veut, pourvu que ce soit avant la nuit, et l'on ne récite aucune berakha sur cette immersion. Le Rema précise qu'une seule immersion suffit.
Pour celui qui ne peut pas se rendre au mikvé, le Rema rapporte au même endroit que l'aspersion de תִּשְׁעָה קַבִּין — neuf kabin d'eau — est également efficace. Les conversions en litres et les modalités pratiques varient selon les décisionnaires ; on les demandera à son Rav plutôt que de les improviser.
Cette immersion ne purifie pas le corps : elle prépare l'âme. Elle fait partie de l'entrée dans le jour le plus saint de l'année.
Erev Yom Kippour : une mitsva de manger
Le 9 Tichri, veille de Yom Kippour, il y a une mitsva de manger et de boire. Le Choul'han Aroukh l'écrit ainsi : c'est une mitsva de manger la veille de Yom Kippour et d'augmenter le repas. Le Rema ajoute qu'il est même interdit d'y jeûner.
Nos Sages enseignent que celui qui mange et boit le neuf est considéré comme s'il avait jeûné le neuf et le dix. Le repas de la veille n'est donc pas une pause avant le jeûne : il en fait partie.
Avant la Séouda Mafséket, on prie Min'ha — et l'on y récite déjà le Vidouï. Le Choul'han Aroukh en fait une obligation : il faut se confesser à Min'ha, avant le repas de clôture. Nous n'attendons donc pas l'entrée de Kippour pour commencer le Vidouï : si quelque chose devait empêcher d'atteindre le soir, la confession aura déjà été faite.
La Séouda Mafséket
La Séouda Mafséket est le dernier repas avant le jeûne. On le prend nourrissant mais raisonnable, en évitant les excès et en privilégiant ce qui se digère facilement — on entre dans un jour de prière, pas dans une épreuve d'estomac.
Il faut avoir terminé de manger et de boire avant l'entrée de Yom Kippour. C'est le sens de תּוֹסֶפֶת יוֹם הַכִּפּוּרִים, le fait d'ajouter du profane au sacré : le Choul'han Aroukh écrit que l'on mange et que l'on s'arrête avant le bein hachemachot, car il faut ajouter du profane au sacré.
Une précision importante, et qui vient du texte lui-même : cet ajout n'a pas de mesure fixe. Il n'existe donc pas de durée universelle en minutes. On suivra les horaires publiés pour sa ville.
Les principales interdictions de Yom Kippour
Le Choul'han Aroukh énumère ce qui est interdit ce jour-là, en précisant que la nuit est en tout point semblable au jour : la mélakha — le travail interdit, comme Chabbat —, puis les cinq privations.
Manger et boire. C'est le cœur du jeûne, et la seule interdiction, avec la mélakha, dont la transgression volontaire emporte la peine la plus grave.
Se laver pour le plaisir. Se laver par nécessité — les mains au réveil, la propreté indispensable — n'entre pas dans l'interdiction.
S'enduire d'huiles ou de produits pour l'agrément.
Porter des chaussures en cuir. D'où l'usage de chaussures de toile ou de matière synthétique.
Les relations conjugales.
Ces règles se comprennent ensemble : nous mettons de côté, pour un jour, ce qui entretient le corps, afin d'être tout entiers à la prière.
Jeûne et santé : ce qu'il faut préparer avant
Une personne malade, fragile, enceinte ou allaitante, ou qui suit un traitement médical, ne doit pas décider seule de modifier ou d'interrompre son traitement afin de jeûner. La protection de la vie et de la santé fait elle-même partie de la Torah.
Lorsqu'une situation médicale impose de manger ou de boire à Yom Kippour, manger conformément à la Halakha est ce qu'Hachem demande à cette personne.
Le Choul'han Aroukh donne la règle avec une clarté remarquable. Un malade qui a besoin de manger : si un médecin compétent dit que le priver de nourriture risque d'aggraver son état et de le mettre en danger, on le nourrit sur sa parole — et il n'est pas nécessaire d'aller jusqu'à dire qu'il pourrait en mourir. Même si le malade affirme ne pas en avoir besoin, on écoute le médecin. Et si le malade dit « j'en ai besoin », quand bien même cent médecins diraient le contraire, c'est le malade que l'on écoute.
Il existe, dans certaines situations, des règles de consommation par שִׁעוּרִים — chiourim, de petites quantités espacées, que le Choul'han Aroukh détaille. Mais il ajoute lui-même que si l'on estime que ces mesures ne suffisent pas à la personne, ou si le malade le dit, ou même en cas de doute, on lui donne à manger et à boire tout ce dont il a besoin, immédiatement. Ces règles ne s'improvisent donc pas.
Autant que possible, la question se prépare AVANT Yom Kippour : avec les informations médicales nécessaires, avec un médecin, et avec une autorité rabbinique compétente. Le rappel général du bas de page vaut ici plus qu'ailleurs — cette fiche ne remplace aucun avis personnel, médical ou rabbinique.
La sortie de Yom Kippour : le chofar, la Havdala et le Ner ché-chavat
À la fin de Yom Kippour, nous avons l'usage de sonner du chofar. Il ne faut cependant pas considérer cette sonnerie comme l'autorisation de manger ou de boire.
La sonnerie ne détermine pas à elle seule la fin halakhique du jour. Les décisionnaires écrivent qu'il est permis, en toute rigueur, de sonner pendant le bein hachemachot — le crépuscule qui suit le coucher du soleil — car c'est un interdit rabbinique accompli pour une mitsva ; mais qu'il est interdit de sonner tant qu'il fait encore certainement jour. Précisément parce que certains courent manger dès qu'ils entendent le chofar, le Rav Ovadia Yossef tranche qu'on ne sonnera qu'après la sortie des étoiles.
Le Choul'han Aroukh demande d'ailleurs d'ajouter du profane au sacré aussi à la sortie du jour, c'est-à-dire d'attendre un peu après la sortie des étoiles. Il faut donc s'en tenir à l'heure halakhique réelle publiée pour sa ville.
Même une fois Yom Kippour terminé, on ne mange ni ne boit avant d'avoir récité ou entendu la Havdala. L'ordre pratique est le suivant : fin halakhique de Yom Kippour, puis Arvit — où l'on dit déjà la Havdala dans la berakha de 'Honen HaDaat —, puis la Havdala sur le verre, puis le repas.
La Havdala de Motsaé Yom Kippour a une particularité. Pour בּוֹרֵא מְאוֹרֵי הָאֵשׁ, on ne bénit pas sur n'importe quelle flamme, mais sur un נֵר שֶׁשָּׁבַת — une flamme qui « a reposé », c'est-à-dire qui était déjà allumée avant l'entrée de Yom Kippour et l'est restée pendant le jour saint. Le Choul'han Aroukh le dit sans ambiguïté : on ne bénit à la sortie de Yom Kippour que sur une flamme qui a reposé pendant qu'il faisait encore jour, ou sur une flamme allumée à partir d'elle. Une bougie qu'on vient d'allumer avec une allumette ne convient donc pas.
En pratique : avant l'entrée de Yom Kippour, il est judicieux de prévoir une veilleuse assez longue pour rester allumée jusqu'à la sortie du jeûne. On peut ensuite en allumer une autre bougie et bénir sur celle-ci. L'usage était aussi de prendre la flamme restée allumée à la synagogue ; le Rema écrit à ce sujet que le mieux est d'allumer une bougie à celle de la synagogue et de bénir sur les deux ensemble, plutôt que sur la seule lampe de la synagogue.
Enfin, on ne récite pas la berakha sur les bessamim dans la Havdala de Motsaé Yom Kippour — et le Choul'han Aroukh précise : même si Yom Kippour tombe Chabbat.
Si une personne se trouve dans un état de faiblesse ou dans une situation médicale nécessitant de boire ou de manger immédiatement, on ne retardera pas ce qui est nécessaire à sa santé.
Birkat HaLevana à la sortie de Yom Kippour
On ne récite pas בִּרְכַּת הַלְּבָנָה — Birkat HaLevana, la bénédiction de la lune, entre Roch Hachana et Yom Kippour : on attend la sortie de Kippour.
La raison est donnée en toutes lettres par le Rema : à la sortie de Yom Kippour on la sanctifie, car nous sommes alors dans la joie. Birkat HaLevana veut de la joie ; or au sortir du pardon, Israël est dans la joie.
C'est aussi, très précisément, notre minhag marocain — voir l'encadré ci-dessous.
Sources
- Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim, Siman 582 §1 — הַמֶּלֶךְ הַקָּדוֹשׁ et הַמֶּלֶךְ הַמִּשְׁפָּט, et la règle de celui qui s'est trompé
- Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim, Siman 582 §2 — la correction dans le délai de tokh kedei dibour
- Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim, Siman 117 §5 — celui qui a terminé sa prière est réputé avoir reculé, référence donnée par le Siman 582 lui-même
- Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim, Siman 582 §5, avec la glose du Rema — l'oubli de Zokhrénou, Mi Khamokha, Oukhtov et OuvSéfer ne fait pas recommencer
- Choul'han Aroukh et Rema, Ora'h 'Hayim, Siman 118 §1 — la conclusion de Hachiva Chofeténou ; le Rema rapporte l'usage achkénaze de ne pas recommencer
- Birkei Yossef du 'Hida, Simanim 118 et 582 — la décision séfarade de revenir, conformément à Maran
- Rambam, Hilkhot Téchouva, chapitre 2 §6 — la Téchouva est particulièrement agréée durant ces dix jours
- Choul'han Aroukh et Rema, Ora'h 'Hayim, Siman 605 §1 — les Kapparot : la réserve de Maran et la défense de l'usage par le Rema
- Choul'han Aroukh et Rema, Ora'h 'Hayim, Siman 606 §1 — apaiser son prochain, les trois démarches, et ne pas se montrer cruel en refusant de pardonner
- Choul'han Aroukh et Rema, Ora'h 'Hayim, Siman 606 §4 — l'immersion avant la nuit, sans berakha, et les neuf kabin
- Choul'han Aroukh et Rema, Ora'h 'Hayim, Siman 604 §1 — la mitsva de manger la veille de Yom Kippour
- Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim, Siman 607 §1 — le Vidouï à Min'ha, avant la Séouda Mafséket
- Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim, Siman 608 §1 — la Tossefet : l'ajout n'a pas de mesure fixe
- Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim, Siman 611 §1 — la mélakha et les cinq privations
- Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim, Siman 618 §1 et §7-8 — le malade, la parole du médecin et celle du malade, et les chiourim
- Choul'han Aroukh et Rema, Ora'h 'Hayim, Siman 623 §6 — la sonnerie du chofar à l'issue de Neïla
- Michna Beroura, Siman 623 §12 — sonner pendant le bein hachemachot est permis, mais non tant qu'il fait encore certainement jour
- 'Hazon Ovadia — Yamim Noraïm : ne sonner qu'après la sortie des étoiles, pour que nul ne prenne le chofar pour l'autorisation de manger
- Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim, Siman 624 §1 à §5, avec la glose du Rema — Arvit et la Havdala, l'attente après la sortie des étoiles, l'absence de bessamim, et le נֵר שֶׁשָּׁבַת
- Rema, Ora'h 'Hayim, Siman 426 §2 et Siman 602 §1 — Birkat HaLevana n'est pas récitée avant Yom Kippour, et l'est à sa sortie, car nous sommes alors dans la joie
- Yalkout Yossef — Hilkhot 'Asseret Yemei Téchouva, Erev Yom HaKippourim et Hilkhot Yom HaKippourim
- Minhaguim du Maroc : recueils des usages marocains d'Erev Yom Kippour et de Yom Kippour, pour les usages rapportés dans l'encadré
Ces fiches présentent les règles générales. Pour toute situation personnelle ou particulière, il convient de consulter une autorité rabbinique compétente.